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PSS PSS - Compagnie Baccalà

Dernière mise à jour : 14 juin 2023

Le 11 mars 2023
Théâtre Libre

PSS PSS
Mise en scène : Louis Spagna
Création lumière : Cristoph Seigenthaler
Collaboration artistique et régie : Valerio Fassari
Avec : Camilla Pessi et Simone Fassari

Le spectacle Pss Pss provoque le rire le plus franc par le jeu le plus pur… Mais avant d’en parler, voyons qui est la Compagnie Baccalà qui pour la première fois à Paris présente son spectacle du succès mondial Pss Pss.

La compagnie Baccalà est née de la rencontre entre Camilla Pessi et Simone Fassari. Chacun de leur côté dans différents contextes artistiques, ils ont vécu diverses expériences dans plusieurs cirques et cabarets internationaux. Pendant une tournée de cirque en Suisse, ils se rencontrent et commencent à créer leur propre répertoire artistique avec lequel ils voyagent autour du monde. En 2008 Valerio Fassari, un artiste, musicien, homme de théâtre rejoint la compagnie et sous son œil extérieur approfondit la dimension du clown théâtral et du jeu. En 2010 la compagnie représente le spectacle Pss Pss dans la mise en scène de Louis Spagna qui a été apprécié et applaudi partout dans le monde.

« Pss, pss » est l’onomatopée habituellement utilisée pour attirer l’attention de quelqu’un. Il s’agit d’un spectacle muet où le seul mot prononcé est pss pss. Il devient le signe de la complicité d’un duo, de deux personnages qui se parlent et racontent une histoire par le corps. Il devient en même temps le symbole d’un langage universel. En recourant à la perception du spectateur qui interprète les signes non verbaux et capte l’expression corporelle, Camilla Pessi et Simone Fassari jouent au-delà de la langue.

La première partie du spectacle peut être caractérisée comme « une acrobatie feinte ». Les mouvements sont maladroits et semblent ratés. Le duo n’arrive pas à élaborer ses numéros. Mais c’est précisément cela qui démontre immédiatement le jeu virtuose des acteurs. Cela nous permet aussi de découvrir la recherche du dérisoire qui en s’exprimant fait rire. L’innocence de leur jeu se manifeste à travers l’échec de sa présentation. C’est ainsi qu’ils deviennent les vrais clowns qui voyagent, comme le disait Jacques Lecoq, « entre un sourire sympathique et une expression triste ». Ils dévoilent leur nature humaine profonde qui nous touche au cœur et nous fait rire.

Les clowns ne peuvent vivre qu’avec et sous le regard du spectateur. Dès la première scène, comme par hasard et presque timidement, ils s’aperçoivent de la présence du public dans la salle. Le clown met toujours le spectateur en état de supériorité. Les révérences tout au cours du spectacle après presque chaque numéro servent non seulement à chercher l’approbation du public, mais aussi à jouer en même temps avec les spectateurs.

« Jouer avec le public » devient encore plus évident au moment où les acteurs invitent l’un des spectateurs à les rejoindre sur scène. Il s’agit d’une scène d’acrobatie dans la deuxième partie du spectacle qui annonce la transformation des clowns en vrais acrobates. Leurs capacités physiques, mimiques et imitatives provoquent des effets comiques qui donnent au public une autre qualité de rire. Ce rire semble plus pur parce qu’il contient un caractère immédiatement universel d’un langage théâtral qui échappe à la parole.

À part une boîte, une pomme et une banane, un échelle, un trapèze volant, utilisés dans différentes scènes, le plateau est principalement occupé par ce duo qui « en ne sachant pas » au premier abord quoi offrir aux spectateurs, finit par nous offrir un spectacle unique, drôle et virtuose. En gardant toujours leur force dans leur dérisoire, les deux personnages finissent l’histoire en revenant au début, au moment où ils se sont rencontrés et au moment où nous les avons rencontrés : au milieu de la scène dans un état de faiblesse et de fragilité propre à un vrai clown. Mais il s’agit d’une faiblesse qui se transforme en force théâtrale puissante.

Pss pss, allez-y découvrez ce spectacle pour tous âges qui déclenche la joie !
du 10 mars au 23 avril / les vendredis et samedis à 19h et le dimanche à 15h


Aida Copra




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